Appartenant au Groupe Druidique des Gaules, le bosquet garantit une pratique authentique, guidée par une éthique sincère et un encadrement à la fois spirituel et administratif.
Ce mouvement dispose d’une charte respectée par les Clairières et les Bosquets, son activité est à but non lucratif
Un Bosquet réunit des personnes autour d’une tradition. certains sont des sympathisants d’autres y trouvent une façon d’habiter le monde. Un bosquet est d’abord un ancrage dans un lieu, dans son histoire, ses paysages, sa mémoire et dans le vivant qui l’habite.
S’ancrer ici et maintenant, c’est reconnaître que chaque territoire possède une identité propre, façonnée par ceux qui l’ont habité, mais aussi par ses forêts, ses eaux, ses reliefs et le rythme de ses saisons. Il ne s’agit pas de reproduire ailleurs des traditions nées dans d’autres terres, mais d’être attentif à l’esprit du lieu.
Respecter cet esprit, c’est apprendre à observer les cycles naturels tels qu’ils se manifestent réellement autour de nous : lumière et obscurité, croissance et repos, floraisons, récoltes, migrations et transformations du paysage.
Le Bosquet cherche ainsi à participer en harmonie à l’équilibre et aux cycles du lieu. La tradition n’y est pas un retour vers un passé figé : elle devient une manière d’habiter consciemment un territoire, d’en recevoir l’héritage et d’y inscrire notre présence aujourd’hui et dans le futur.
Une question, une réflexion ou le souhait d’échanger sur cette démarche ? caturos@celte.info



La question peut légitimement se poser ; pourquoi avoir choisi Le symbole de 3 cercles pour évoquer un bosquet
Très naturellement nous pouvons le rapprocher de la triple enceinte dont parlait René Guénon dans sa publication « Le voile d’Isis » puis repris dans les symboles fondamentaux de la Science sacrée.

Il développe l’idée d’une hiérarchisation des mondes allant du monde profane au mode sacré.
Aucune étude archéologique ne démontre aujourd’hui l’attribution de la triple enceinte à un symbolisme druidique. Néanmoins René Guénon ouvre la voie à l’interprétation. La prudence est de mise car l’homme d’aujourd’hui réfléchit forcément selon des concepts actuels qui sont eux-mêmes emprunts d’une longue imprégnation culturelle.
Cette seule évocation à l’évolution amène à considérer le druidisme comme un mouvement perpétuel comme l’eau creuse son lit, elle sait trouver son chemin, elle avance et ne remonte pas à la source.

Preuve en est que la pierre qui a été découverte à Suèvres dans le Loir et Cher porte une gravure composée de 3 carrés reliés par quatre passages perpendiculaires.
René Guénon a interprété selon les références de son époque et selon ses attentes dans sa quête spirituelle. Les carrés sont devenus des cercles, les cercles adoptent une ouverture alignée à l’opposé des carrés qui semblent fermés.
Sa lecture la gravure adopte une vision à plat alors que l’emboitement des carrés créé une perspective soit en profondeur soit en relief. Les perpendiculaires suivent ce mouvement tout en évoquant les 4 directions.

En Irlande les célèbres croix celtiques reprennent le même symbolisme et bien qu’elles datent du christianisme monastique du 9ème au 12ème siècle elles témoignent de l’imprégnation d’une culture civilisationnelle disparue qui demeure présente dans le symbole.
L’humilité autant que la prudence recommandent de ne pas accorder plus d’héritage celtique à René Guénon qu’à l’Irlande.
Ici la croix évoque les axes perpendiculaires de la gravure de Suèvres, le carré extérieur se devine et les 2 cercles rappellent les espaces matérialisés par les carrés.
Que reste t’il des Celtes, nul ne saurait le dire….
L’archéologie apporte quelques réponses grâce à la reconstruction du Temple Celtique de Gournay sur Aronde. Il dépasse l’idée de culte au pied d’une arbre ou au bord d’une source et fait avancer le principe de rituels plus complexes qu’il n’y paraît.

L’idée d’espaces emboîtés et hiérarchisés avec ses territoires, habitat ou espace communautaire, puis espace cultuel ; et, dans certains sanctuaires, une séparation très nette entre l’extérieur et l’espace rituel.
L’enceinte extérieure : le Monde
C’est le territoire dans lequel l’homme existe : nature, communauté, dangers, échanges, vie ordinaire. Chez les sociétés gauloises, le territoire n’est pas une abstraction : peuple, sanctuaire et territoire sont étroitement liés.
L’enceinte intermédiaire : la Communauté
On quitte progressivement l’espace indifférencié. C’est le monde organisé par les hommes : règles, engagements, mémoire des ancêtres, rites collectifs, obligations envers le groupe.
L’enceinte intérieure : le Sacré
Elle représente ce qui est séparé, réservé, mis à part. Le sanctuaire gaulois fonctionne précisément sur cette logique de délimitation : franchir une limite modifie le statut de l’espace.
Et le centre devient alors essentiel. Il n’est pas nécessairement un « quatrième monde ». Il peut représenter le lieu où l’ordre humain rencontre l’ordre du monde.
Et elle rejoint quelque chose de très concret : dans un sanctuaire, on ne se trouve pas immédiatement au centre. On franchit des limites. La limite transforme la relation de l’homme à l’espace.
Celui qui atteint le centre ne quitte pas le monde : il apprend à l’habiter.
Mais l’entrelac ne s’arrête pas à ce qui est visible au monde, il traverse les portes telles le centre pour communiquer avec l’autre monde. Autant le rituel relie aux temps il nous connecte à plus grand que nous…





